Ce square inauguré le 17 septembre 2011 est encore inconnu de Google Maps mais bien référencé sur OpenStreetMap :

Sa piste circulaire, faisant office de vélodrome, a fait le bonheur des enfants lors de « Ascq en fête » de 2025 sur le thème du Tour de France :




Le square Valentine Guermonprez fait partie des points d’intérêt mentionnés sur la fiche de la balade pédestre (circuit N° 5) proposée par l’Office de Tourisme.
Comme l’indique la plaque commémorative, Valentine Guermonprez était présidente de l’Association fraternelle des veuves des deux guerres – Veuve d’André Guermonprez, fusillé lors du Massacre d’Ascq le 1er Avril 1944.

Article d’Isabelle Dupont paru dans Nord Eclair du samedi 17/09/2011 suite à l’inauguration de ce square
Repris avec l’aimable autorisation de La Voix du Nord – Nord éclair.
Aujourd’hui, la Ville inaugure à Ascq un square Valentine Guermonprez, du nom de cette veuve du massacre d’Ascq qui s’est battue contre l’oubli et s’est beaucoup investie pour les femmes.

En 1944, lorsque se produit le massacre d’Ascq, Valentine Guermonprez a 33 ans. Cette jeune mère de six enfants s’est installée à Ascq six mois plus tôt, avec son époux André, âgé de 39 ans.
Avec la naissance du petit dernier, l’industriel cherchait une maison plus vaste, à la campagne. Le couple, qui vivait jusque-là à La Madeleine, est alors séduit par la Villa des Rose, une vaste demeure à Ascq.
Cette funeste nuit du 1er au 2avril 1944, Christiane, la troisième fille de la fratrie, âgée de huit ans, s’en souvient nettement.
« Les Allemands sont passés par la maison du jardinier. Puis ils sont montés. Il était aux alentours de minuit. Mon père, qui venait de monter se coucher, leur a demandé de ne pas faire de bruit car les enfants dormaient. Ils sont allés dans toutes les chambres, puis ont emmené papa, je ne sais pas ce qu’ils ont dit au juste, ils parlaient allemand », se souvient cette grand-mère de 75 ans.
Maman croyait qu’ils l’avaient emmené pour réparer la voie ferrée. Le lendemain, elle est allée lui porter un sac de nourriture et là on lui a dit de faire demi-tour, qu’il était mort. »