Détails de notre quartier : les épis de faitage

Au faîte du toit, dès le Moyen Age, les envies de combiner fonction technique et esthétique ont permis de développer les épis de faitage. Si la fonction première de l’épi est d’assurer la bonne étanchéité du toit, sa localisation « au sommet », lui a permis d’acquérir une fonction sociale, permettant au propriétaire de montrer son élévation autant que son bon goût !

Un épi de faitage est donc une pièce de finition qui contribue à l’étanchéité d’une toiture tout en lui apportant une dimension esthétique.

Les matériaux utilisés sont variés et se déclinent en fonction de la toiture : une toiture en tuile accueillera plus généralement un épi en terre cuite, vernissée ou non tandis que pour une toiture en ardoise, on choisira le plus souvent le zinc.

Il en existe fabriqués en série dans les magasins de bricolage. Les épis en verre soufflé de Sars-Poteries, dans l’Avesnois (qu’il est possible de découvrir au MusVerre) proposent une version artisanale pour lesquels savoir-faire et esthétisme rivalisent d’ingéniosité. Ce sont les modèles les plus originaux de notre région. Il en existe également en céramique, en pierre, en plomb et même en bois.

Les épis se trouvent principalement sur des architectures urbaines prestigieuses (maisons de style 1930, demeures bourgeoises…) et certaines formes de toits ne permettent pas d’en déployer. Les bâtiments du musée de Plein Air en toit de chaume ou en structures simples où les cheminées se trouvaient en pignon n’en sont, par exemple, pas dotés.

Retrouverez-vous les épis de faitage qui se cachent dans Ascq en vous promenant le nez en l’air ?
Sachez qu’en prolongeant la balade jusqu’au Palais des Beaux Arts – 35 min à vélo par exemple – vous pourrez également découvrir un épi de faitage monumental du XVIème siècle en terre cuite vernissée qui illustre notre beau patrimoine régional.

Quelques liens pour aller plus loin :